« I feel sad, betrayed and lost... »
because I can't be with you
Mes ongles sont rongées, mes joues rougies, mes yeux irrités. Je suis fatiguée de pleurer pour ces futilités, qui pourtant ont une importance dans mon c½ur. Ça fait mal à l'intérieur, j'ai peur j'ai froid. Je redoute demain et les jours à venir plus que tout. Et je suis triste, je pleure, je m'effondre. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que cette souffrance soit aussi intense et douloureuse. Tous mes espoirs sont tombés, tous mes rêves ont coulé. Mon cerveau n'arrive plus à réfléchir, je suis opprimée de tous les côtés, et son seul souvenir réussit à me faire perdre pied dans l'océan des regrets. Pourquoi ? Pourquoi si tôt, pourquoi si soudain ? J'en ai assez de me torturer, cependant je ne fais rien pour m'en empêcher. Mon c½ur ne cesse de saigner, mes poumons ont du mal à respirer. Arrêtez ce massacre, pitié...
Je me sens faible et inutile, et j'ai ce besoin de raconter aux gens ce qu'il m'arrive ; pourtant je n'y parviens pas. Vais-je les ennuyer, vais-je leur paraître débile ? Vais-je te paraître débile ? Que dois-je faire, que dois-je dire ? Mon Dieu, devrais-je changer ? Devrais-je devenir comme ces gens qui ont cette facilité à aller vers les autres, à s'ouvrir à eux ? Je ne connais pas grand monde, je ne sais pas grand chose ; dois-je changer ça ? Comment ? D'où leur vient cette force à eux, aux gens sociables, d'où leur vient cette envie de connaître les autres ? Après tout, peut-être suis-je un cas désespéré. Je veux paraître intéressante, je veux être aimée. Et pourtant, je ne fais rien pour ça, ou du moins, mes efforts sont vains. Et ça me tue. « Soyez gentils, intéressez-vous à moi, je suis là ! » : c'est ce que je meurs d'envie que la Terre sache. C'est ce que je meurs d'envie que tu saches.
« Will I know better moments ? »
I'm sick of this pain...